Retour sur la ciné-conférence « Dérèglement bioéthique » du 14 octobre 2026

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Affiche « Dérèglement bioéthique : les repères pour agir » de la Fondation Jérôme Lejeune

La Fondation Jérôme Lejeune et l’AFC du Pays de Rennes proposaient une soirée ciné-conférence autour du documentaire « 30 ans de loi bioéthique : au risque de l’humain », suivie d’une conférence de Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation. Ce que nous en retenons.

Public dans l’auditorium de l’Assomption pendant la ciné-conférence bioéthique du 14 octobre 2026 à Rennes
Une salle bien remplie au Collège-Lycée de l’Assomption.

Un mensonge permanent depuis 1994

Depuis l’origine (1re loi en 1994), la trajectoire des lois de bioéthique consiste en un mensonge permanent. Tout le monde, y compris le monde chrétien, a cru (avec une « naïve bienveillance ») que ces lois de bioéthique seraient éthiques, en vue du bien commun. Mais la PMA, initiée par les scientifiques (1er bébé-éprouvette en 1982, Amandine), sera l’alibi pour aller toujours plus en avant.

Le principe des lois de bioéthique françaises peut se comprendre ainsi : la loi étant à la « remorque » de la recherche scientifique, elle n’aura pour objet que d’encadrer les dérives constatées.

Trois notions perverses qui dirigent les révisions successives

  1. « L’encadrement des dérives ». C’est donner raison à ceux qui transgressent en acceptant les dérives : « mettre un cadre, puis dériver avec le cadre ».
  2. « Le mécanisme des inégalités fécondes ». C’est parce qu’on transgresse la loi et l’éthique au nom de la lutte contre l’inégalité que l’on progresse…
  3. « La notion de limite » n’a plus aucun sens, car elle est sans cesse repoussée.

Il est certain que lorsqu’on a touché aux limites du début (avortement en 1975) et de la fin de vie (euthanasie), il n’y a plus de limites.

Scène de l’auditorium de l’Assomption à Rennes avec l’écran « Dérèglement bioéthique : les repères pour agir » et les kakémonos AFC
Ciné-conférence « Dérèglement bioéthique : les repères pour agir », Collège-Lycée de l’Assomption, Rennes.

L’eugénisme, objectif inavoué

L’objectif inavoué de cette fuite en avant, c’est l’eugénisme, déjà présent avec le diagnostic préimplantatoire (DPI), et renforcé par une obsession de l’exhaustivité et la crainte de rater la cible (ex. : la volonté d’éradiquer les embryons porteurs de la trisomie 21, éliminés à hauteur de 90 %). La PMA devient un droit à l’enfant « sain ». De plus, l’enfant étant devenu un projet parental, il peut être mis fin à tout moment à ce « projet ».

Cet eugénisme caché derrière la « recherche scientifique » est promu par les laboratoires pour satisfaire également des enjeux financiers. Dans ce système basé sur le mensonge, tout passera. Les prochaines lois de bioéthique, avec de nouvelles dérives, passeront.

Intervenante au micro devant l’écran « Dérèglement bioéthique : les repères pour agir »
Sur scène, lors de la soirée du 14 octobre 2026.

Des raisons d’espérer

D’abord, c’est notre façon de faire de l’éthique et de réfléchir. Ensuite, nous sommes vivants et, en résistant, nous manifestons notre volonté de vivre et de combattre pour la Vie. Enfin, l’œuvre portée par la Fondation Jérôme Lejeune, avec d’autres, est un phare qui éclaire l’humanité :

  • par son accueil et son accompagnement des malades ;
  • pour l’énergie qu’elle met en œuvre dans la recherche scientifique ;
  • pour sa défense du droit (jurisprudence contre l’Agence de la biomédecine).

Nous avons donc besoin de mobiliser les hommes, car c’est un combat un peu déserté par les pères. Il faut que les hommes et les pères assument leur rôle, qui est de protéger la femme et la vie. Nous sommes tous responsables de ne pas laisser passer le mensonge par nous.

Pour aller plus loin : Fondation Jérôme Lejeune · l’annonce de la soirée · l’agenda des AFC d’Ille-et-Vilaine.